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Dans mes veines …

Bon les gueux, cette note, ça fait un sacré bout de temps que je l’ai dans la tête et sur le bout des doigts.

Et en l’espace de quelques jours, j’ai lu plusieurs choses sur ce sujet et je me dis que c’était peut-être un signe …

Tout d’abord, t’as Petite Cervoise qui nous a raconté sa famille. Quand ça t’arrive à toi, tu rigoles pas trop. Mais quand tu l’as vécu, tu rigoles bien, parce que tu sais ce que c’est.

Ensuite, j’ai appris que cette pétasse de Virginie, en plus d’avoir un paillasson pour s’essuyer les ièp, bah elle est un peu originaire de la même contrée que mes ancêtres. Comme une conne, j’y vois un signe. C’est-à-dire que je t’avais déjà expliqué que je l’aimais bien cette connasse (enfin, quand elle garde ses godasses hein, parce que j’te dis pas le carnage sinon). Mais maintenant que je sais ça, bah je l’aime encore plus.

Et puis, ce matin j’ai reçu un mail de mon cousin qui me fait (à juste titre) la morale et qui me parle de la famille.

(je te rassure, il me dit aussi que je suis belle et intelligente, mais ça, c’est une nouveauté pour personne ici)

« Mais où elle veut en venir cette teubé ? » (j’t’emmerde !)

trinacria.jpg

C’est-à-dire que la moitié de mon sang vient de Sicile les gens. 3,5 litres, c’est pas rien bordel ! (tu l’auras compris, on va pas s’attarder sur la moitié de mon sang paternel parce que mon père justement c’est un gros con. Et puis lui on s’en fout, c’est un gueux, il vient pas de Sicilie. Il sert à rien en somme).

Donc ma mère, ma grand-mère et mon arrière-grand-mère elles sont de Sicile (on nous appelle le Clan des Siciliennes – super original). DeCatane plus exactement. Et comme j’ai été élevée par ces trois femmes, bah faut dire que la Sicile est en moi.

Pourtant, peu de personnes comprennent que je me sente sicilienne. C’est vrai, après tout je n’y suis pas née, je parle très mal le sicilien et je ne suis allée en Sicile que quelques fois dans ma vie. En plus, ma famille est un vrai « modèle d’intégration » en apparence : études, brillantes carrières (dans l’administration française pour beaucoup d’entre eux), nationalité française, intérêt pour la vie politique de leur pays d’accueil, exiger des enfants qu’ils ne parlent qu’en français, pas de propriété familiale en Sicile, …

Malgré tout, cette culture vit en moi. Je bouffe des pâtes tous les jours, je déteste les napolitains (les gens de Naples, pas les gâteaux. Paye ta culture gé hein !), j’ai la trinacria tatoué sur mon corps de rêve, j’ai flippé toute mon enfance de ces espèces de marionnettes horribles et de ce conte sur la petite Maruzella qui planque une main sous son tablier, mon cale-bouquins est une grosse pierre de lave de l’Etna, …

marionettes siciliennes.jpg

Tu vois un peu l’angoisse ?!!!

Parce que faut que tu comprennes que la Sicile, c’est un état d’esprit, une mentalité archaïque, des codes d’honneur et des bons ptits plats bien riches … que si t’es pas tombé dedans quand t’étais petit, bah tu peux pas comprendre. Que quand t’es sicilien, un pur et dur ou simplement un tout petit peu comme moi, bah c’est dans tes trippes et dans ton coeur (et dans ton ventre aussi) que ça se passe.

Je crois en fait que tout simplement, être attaché à ses racines, quelles qu’elles soient, c’est ça l’important. Et ça peut paraître débile ou inutile pour certains, mais un peu comme s’il jouait du piano debout, pour moi, tout ça, ça veut dire beaucoup …

Non mais mirez un peu cette conclusion les gens !!!

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